Arequipa & le Cañon de Colca

Un samedi soir à Arequipa… Arrivée tôt dans la matinée, après une nuit dans le bus, j’arpente les rues de la ville à la recherche d’un trek pour les 2 jours suivants, dans le Cañon de Colca. L’apothéose de la journée : apéro sur la terrasse d’un bar, qui domine, vous l’aurez deviné, la Plaza de Armas et la Catédral.

J’opte pour la facilité. No trek avec réveil à 3h30 du mat’, mais plutôt balade en bus avec arrêt obligatoire dans les nombreux coins immanquables de la région. Je m’étais au préalable enquis de l’âge des participants. Moyenne : 30 ans. Parfait. Brésiliens, Péruviens, Anglais, Italiens sont au rendez-vous.

Notre guide Roger arrête le bus un certain nombre de fois, notamment pour admirer les lamas et alpagas (la nuance est de taille : les seconds sont plus petits et franchement plus poilus que les premiers).

Sur la route, des bikers, des alpagas encore et des trucks. Évidemment, on n’est pas seuls sur la route, et chaque halte nous donne l’occasion de croiser des dizaines de mini-bus.

Arrêt-pipi au col de Patapampa (4800 m). La maisonnette abrite des toilettes sommaires : un trou creusé dans le sol…

Ici, des dizaines, voire des centaines, d'apachetas, amoncellements de pierres destinées aux divinités de la montagne. Impressionnant.

Les locaux ont saisi l’importance du business touristique. Ils vendent tous sensiblement la même chose, et déballent à la hâte leurs marchandises dès qu’ils nous voient arriver, précédés par des nuages de poussière.

Ah, tiens, encore des alpagas ! Un garçon d’une dizaine d’années, croisé sur le chemin, garde à lui seul un troupeau d'environ 400 têtes…

Après 3h de bus, 8 stops et 172 photos, on arrive à Chivay, capitale de la région. On paye un droit d’entrée de 35 soles (env. 12 $) - 3,50 soles pour les Arequipeñiens. Cet argent est redistribué de manière parfaitement aléatoire aux 14 villages de la vallée.

Pause de 1h15 très exactement à l’hôtel - quand on est en groupe, on rigole pas avec les horaires -, et on part, dans le noir - coupure d’électricité dans une bonne partie de la ville -, manger et admirer une peña, show folklorique avec plusieurs danses traditionnelles au milieu des tables. À droite, ils exécutent la danse de l’amour, où l’homme se déguise en femme histoire d’approcher plus facilement sa conquête et tromper son éventuel beau-père… Pas con !

Le lendemain, rebelote, on grimpe dans le bus, avec un bon mal de tête en raison du nombre de verres de pisco sour ingurgités, et on admire, et on écoute les explications anglo-espagnoles de Roger.

Comme vous pouvez le constater, je vous épargne la liste des sites et des villages visités. Je crains que vous n’ayiez du mal à suivre. Personnellement, je ne me souviens des noms qu’une fois être passée par là… Maintenant, c’est sûr, je suis incollable ! Quoiqu’il en soit, ici, vous pouvez admirer les terrasses - andenes -, sculptées par les Indiens Colluhuas, 1000 ans avant les Incas (dixit le Routard).

Et sinon, vous connaissez la différence entre une vallée et un canyon ?! Moi oui… ça dépend de l’inclinaison de la pente : on peut cultiver et habiter dans une vallée, pas dans un canyon. Et toc !

Dernier stop de la journée à Cruz del Condor. On attend 2h sous le soleil qu’ils viennent faire leur show et on remonte dans le bus, retour à Arequipa.

Je sais pas si je vous ai dit que j’étais tombée amoureuse… des lamas.