Vilcabamba, tout le monde descend !

J’arrive à Vilcabamba après seulement 6h de bus, qui m’ont semblé une éternité. Pas sûre d’être encore totalement ready pour les dizaines d’heures nécessaires pour parcourir le Pérou…

Le soir, au dîner, je fais la connaissance d’un Hollandais, Johnny, et d’un couple d’Anglais. Le lendemain, nous partons rider avec Johnny qui parcourt l’Amérique du Sud à vélo !

Selon mon habitude, nous nous perdons, arpentons la campagne environnante, suivons le cours d’une rivière asséchée et sommes ravis lorsque nous parvenons à chevaucher nos vélos, le terrain étant souvent trop accidenté.

Nous demandons notre chemin à un gringo, installé ici depuis un an, accompagné de son cheval qui porte le bois de construction de sa maison. Sa pension de retraite ne lui permet pas de vivre décemment au Canada… Il a choisi, selon moi, la meilleure solution !

Le village est très tranquille, nous y croiserons de nombreux touristes et quelques baba-cools soixantenaires, issus d’une communauté hippie venue ici dans les années 60. Il y a même un chaman qui propose de renouer le contact avec notre Mère la Terre, cérémonie qui nécessite de se reposer les 2 jours suivants… Ce n’est pas encore ici que je testerai la fiesta !

Vendredi matin, j’annule mon programme sportif initial et décide de me la couler douce dans le lodge (dont vous pouvez ici admirer le panorama).

Le temps de m’allonger quelques minutes autour de la piscine, de discuter encore avec quelques connaissances, et une pluie torrentielle s’abat sur nous. Un tour au village et un massage bienfaisant plus tard, me voilà prête à envisager ma randonnée du lendemain matin…

Je me réveille légèrement plus tôt samedi matin et décide de partir pour une rando de 4h avec 3 Hollandais (Johnny, Kim et Suzan). À la réception, Alejandro nous assure qu’on peut la faire en 4h, 1h30 en courant…

Mais nous la ferons plutôt en 6h. Le temps de nous perdre, de retourner sur nos pas, de chercher les flèches jaunes censées baliser - clairement - le chemin, de discuter entre nous de la voie à emprunter… On s’aperçoit alors que la vie en commun, même pour quelques heures, nécessite de nombreuses mises au point !

Même s’il pleut à 2 reprises, nous passons un très bon moment, à admirer le paysage et les quelques bestioles sur les cactus… Parfois, nous marchons sur un chemin étroit qui surplombe la vallée. Dans ces moments-là, il vaut mieux ne pas regarder les centaines de mètres en-dessous de nous.

Je pars du lodge dans la soirée, accompagnée d’une Allemande très rigolote, rencontrée ici. Vraiment heureuse de mes derniers jours passés en Équateur !