Montañita et les virtuoses de l’eau

Montañita était, il y a encore quelques années, un petit village de pêcheurs et de surfeurs tranquille. Depuis, il est envahi tous les ans, entre janvier et avril, par des touristes équatoriens et européens, par des amateurs de vagues, filles, dreadlocks et fiestas et par des businessmen qui construisent des hôtels un peu partout.

La «ville» se limite à une rue principale encadrée par trois perpendiculaires. Beaucoup de restos similaires (en bois, très colorés, proposant moult menus végétariens) aux prix exhorbitants par rapport au reste du pays…

En ville et sur la plage, rastas et policiers se disputent le terrain, en toute courtoisie. Même si j’apprends lors de ma première soirée, qu’un Chilien sans visa s’est fait embarquer direction la prison de Guayaquil !

J’arrive le lundi soir et me décide hâtivement pour un hôtel au cœur de l’activité nocturne… Dès le lendemain matin, je pars sur la plage à la recherche d’un joli bungalow, avec terrasse, hamac et vue sur le jardin, à 5 mn à pied du centre.

Lors de ma première journée, je me laisse tenter par une séance de pédicure et manucure, histoire qu’on ne me confonde pas avec toutes les baba-cools rastas tatouées et un tantinet débraillées. Si j’avais su qu’il fallait autant d’outils pour s’occuper de quelques centimètres d’ongles et de peaux mortes… eh ben, ça n’aurait probablement rien changé à ma vie, mais quand même !

Mes journées se suivent et se ressemblent pas mal… Balade en ville où je croise quelques connaissances de l’hôtel, des boutiques ou des restaurants que je fréquente ; plage ; surf ; lecture, etc.

Allez, je vous montre un peu comment je me débrouille sur une planche… hum. Là, j’y vais, sûre de moi !

Ici, je mets en pratique mes cours de la veille : la surfeuse regarde la vague arriver, s’empare de sa planche, ramène ses jambes et se lève.

Et enfin, je surfe, l’espace de quelques secondes sur les mini-vagues qui m’effraient bien moins que les «murs» de… 1 m, plus loin.

Mercredi soir, l’Équateur dispute visiblement un match de foot très important… et le remporte ! Le lendemain, je fais la connaissance d’Einrich (?), vacancier suédois, dans mon hôtel. Nous partons en ville, arpentons les rues et ses diverses échoppes alcolisées et nous échouons dans la boîte de nuit où nous partageons allègrement nos bouteilles de bière avec les nombreux fêtards.