Mancora, ses surfeurs, sa playa

Samedi dernier, nous décidons avec Dorit, 38 ans, originaire d'Allemagne de l'Est (!), de quitter l'Équateur, direction le Pérou et ses plages mythiques. À vrai dire, elles le sont devenues pour moi tout récemment… Première nuit dans le bus donc, assez inconfortable, passage à la douane - c'est étrange pour nous, Européennes, de passer des frontières terrestres - dans la nuit et arrivée à Piura où nous prenons un autre bus après nous être fait légèrement enfler par un taxi local.

Nous retrouvons Charles et Caro, le temps d'un cocktail et d'un dîner, avant qu'ils ne prennent le même chemin que moi, avec quelques jours d'avance. Ils ont le temps de nous indiquer les bons spots… Enfin, la terrasse du resto où nous prendrons tous nos petit-déjeuners, avec vue sur la mer et ses surfeurs.

À notre arrivée à Mancora, fatiguées de notre nuit de voyage, nous hésitons entre plusieurs hôtels, et demandons à notre taxi-moto de nous conduire dans différents établissements. Finalement, nous choisirons le quatrième, après qu'un Danois nous l'ait recommandé… Et nous héritons de la chambre de Caro et Charles !

À vrai dire, nous avions le choix entre partager notre chambre avec… le sosie d'Angelina Jolie (jeune Anglaise babos, botoxée de partout) et prendre notre indépendance. La deuxième option nous a semblé nettement préférable.

On pourrait se croire en Thaïlande, avec les motos-taxis qui nous klaxonnent allègrement, la plage et ses quelques bungalows qui déversent continuellement la même musique, mélange de merengue, salsa, hip-hop, etc. et la route nationale qui traverse la "ville" et le reste du Pérou de part en part.

Depuis notre arrivée, nos journées s'écoulent avec, peu ou prou, le même programme : petit-déj, plage, remise au lendemain du cours de surf (les vagues sont énormes), ceviche (poisson mariné aux oignons et citrons), plage, baignade, discussion avec des locaux, estivants et backpackers, apéro, dîner dans des restos "chics et chers".

Contrairement à ce qu'indique le panneau sur le triptyque précédent, j'ai du mal à croire que le kite-surf soit si simple… Même si les regarder sauter les vagues semble effectivement un jeu d'enfant. On se limitera néanmoins à un "cours" de surf, qui consiste à suivre les ordres de l'instructeur : STAND-UP NOW. Mon mauvais caractère reprend ses droits et le prof décide de me laisser me démerder avec ma planche après m'avoir expliqué les fondamentaux !

Comme toute station balnéaire édifiée à la hâte qui se respecte, Mancora regorge de paysages tristes à mourir. Autrement dit, voici l'envers du décor… Pour rejoinde notre hôtel, il faut traverser une sorte de terrain vague et faire abstraction du pont type échangeur que surplombe la route nationale.

Marre de mes fringues de baroudeuse, je décide de me transformer en Paris Hilton, sous l'œil complice de Dorit. Je n'ai acheté qu'une seule de ces robes, of course, saurez-vous identifier laquelle ?

Bon, ben, voilà, la plage, quoi… Plus exactement, le bout de plage où on pose nos fesses tous les jours depuis lundi.

Et ma pose de ballerine sur la planche ! Demain, promis, j'y retourne !