Lost in Chacas

Chacas… ses femmes qui débitent de la laine d’alpaga dans la rue, sa route sinueuse dans la montagne pour y parvenir… Si la deuxième particularité est bien réelle, la première nous échappe totalement. Les travailleuses de la laine sont en vacances, et on n’a pas aperçu un seul lama en chemin.

Pas grave, on ne se démonte pas, et décidons de nous balader dans la mini-ville, dont le centre d’attraction est l’énorme place principale, que surplombe… une église.

On se fait alpaguer tous les 5 mètres par les enfants, les commerçants, les habitants… À peine débarquées du bus, une vieille mendiante nous accoste. Je ne sais toujours pas si elle nous parlait en espagnol ou en quechua. Mais je me souviens bien qu'elle nous a claqué une bise sonore après avoir englouti mon café.

L’homme à droite nous invite à partager le repas que les femmes de son quartier ont préparé pour célébrer Noël. Un bon bœuf-carottes plus tard et nous leur donnons rendez-vous plus tard au village.

C’est qu’on a du shopping à faire, des vêtements traditionnels à essayer devant la vendeuse et les clients amusés, et une procession d’enfants de différents barrios à admirer. À part ça, à vrai dire, pas grand chose… Couchées à 21h, on s’imagine mal rester une journée de plus.

Le lendemain matin, le bus pour rentrer à Huaraz est plein, on chope donc un taxi qui nous coûte 10 fois plus cher. Mais c’est toujours mieux que d’être stuck in the city.