Buenos-Aires, derniers jours… et quelques considérations toutes personnelles

Publié le par melanie joly

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Lundi, dernier jour de Dorit ici, on part visiter le Cimetière de la Recoleta. On dédaigne l’invitation d’une locale qui parle
avec un épouvantable accent oxfordien - seule ma copine Alex a le droit de l’utiliser selon moi - et qui veut nous vendre
un plan des lieux.


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Du coup, on comprend rien, on connaît personne, à part Evita of course, mais on fait quand même quelques jolies photos.


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On se demande également pourquoi les gens mettent autant d’ardeur à construire des tombeaux majestueux pour leurs proches
qui, par définition, n’en profitent pas vraiment… Peut-être pour les visiteurs comme nous, quoique.


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Le temps est magnifique, on n’en finit pas d’arpenter la ville, d’admirer l’architecture, de s’arrêter devant les grafs un peu partout, de profiter du soleil et de la dolce vita.


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Mardi et mercredi, seule, je continue de visiter les différents quartiers de la capitale : San Telmo, Palermo, la Recoleta, le Centro,
le Microcentro, etc.


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Accessoiremment, je regarde de loin quelques monuments : le Congreso, la Plaza Francia, l’Obelisco, la Casa Rosada…
Les quelques musées qui m’intéressent sont tous fermés, toujours et encore les vacances ici. Je finis malgré tout par trouver
mon bonheur au Centro Cultural de la Recoleta.


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Visiblement, un ancien couvent, immense, reconverti en lieu d’exposition pour les jeunes artistes locaux, en tout genre.
J’apprécie le travail pop de Cristian Barnes qui expose avec Salomé Vorfas, photographe de son état. De gauche à droite,
une de ses photos à elles, réinterprétée par lui à droite ; et au centre, je crois bien qu’il pose avec sa mère.


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Je regarde vite fait le boulot de Ernesto Bertani à qui 2 grandes salles - avec extension - sont consacrées. Je trouve
son travail en trompe-l’œil intéressant, même si je ne suis pas époustouflée. Simple précision : la toile présentée ici est réalisée
sur un lé d’au moins 5 mètres.


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Enfin, je rigole devant ce chien-geisha, capture les papillons du patio avec mon objectif et pense aux frères Chapman lorsque
je regarde cet enfant-masqué-enciré-enceint.


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Je termine ma journée sur une note re-culturelle en visitant, sans rien acheter - le rayon beaux livres est malheureseument
bien pauvre et pas du tout à la hauteur de la beauté du lieu - à la librairie El Ateneo, ancien théâtre où l’on peut lire des ouvrages, confortablement installés dans les anciennes loges.


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Jeudi, dernière journée ici. Je m’achète une très jolie paire de chaussures de tango - faut que je m’y mette maintenant - dans
un appartement reconverti en boutique - merci Coco ! -, me casse le nez, one more time, au Museo de la Ciudad et me rends
à la Plaza de Mayo. Les mères et grands-mères de disparus sont toujours là, après de nombreuses années. Elles terminent leur
manifestation silencieuse de 30 mn par un discours devant la Casa Rosada, où Juan Peron - toujours accompagné de sa femme -
avait pour habitude de haranguer la foule.


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De temps en temps, une oasis de verdure surgit au coin d’un carrefour. C’est ce qui rend la ville respirable, malgré la température caniculaire.


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Nul besoin de vous le répéter : c’est la fin de mon séjour ici. Je vous épargne le kilométrage effectué - je n’en ai pas la moindre
idée -, le nombre de bus empruntés, la quantité de personnes rencontrées, etc. Je peux tout de même vous dire qu’en Argentine,
et à Buenos-Aires tout particulièrement, 3 personnalités - au moins - sont franchemement adulées. Je ne vous fais pas l’affront
de les nommer.


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J’ai également appris que l’auteur de Mafalda était Argentin… En bonne Française - donc Européenne -, j’imaginais bêtement
qu’il était Espagnol. Ici, ses dessins ornent les couloirs d'une station de métro.


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Après quelques jours seulement passés à Buenos-Aires, je suis en mesure d’affirmer que quasiment tous les Porteños sont tatoués,
que de nombreux messages politiques égaient les murs et que, parfois, les habitants peuvent manquer de style. Ce qui ne les
empêche pas d’être entreprenants. Dans le désordre, le top des questions posées par la gente masculine : « tu aimes l’Argentine ? »,
« tu as un petit ami ? », « tu pars déjà ? », « tu veux être mon ami sur facebook ? »…


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Ces 3 enseignes-frontispices se trouvent à un seul et même carrefour et semblent ne désigner qu’une personne. Le triptyque
pourrait laisser croire que le Porteño - voire l’Argentin - est polyglotte. Il n’en est rien. En général, il parle plutôt - très bien
et très vite - l’espagnol.


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L’Argentin a la politesse d’apprécier et d'honorer ses anciens présidents. À quand notre impasse Jacques Chirac ?!


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Sinon, l’Argentin n’aime pas, mais alors pas du tout, qu’on se foute de lui, qu’on lui mente, qu’on lui fasse des promesses en l’air.
Il n’apprécie pas davantage avoir tort. C’est peut-être pour cette raison qu’il est considéré comme arrogant. Je ne lui en tiens
absolument pas rigueur : je suis Parisienne après tout…


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Et je me prépare à mon retour avec une foule d’accessoires indispensables : des moufles qui tiennent chaud, de la musique
qui fait pleurer, des chaussures qui galbent la jambe.


 

 


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Fred 20/02/2010 23:16


J'ai vraiment apprécié la relation de votre voyage. Merci beaucoup. Question: faut-il aimer la bière pour voyager en sud-amérique ? :-)


nina 12/02/2010 11:56


Bon ok c'était sympa ton petit blog mais ce qui est surtout super c'est que tu reviens!
youpi!


marie 12/02/2010 11:50


Bravo pour ce blog (photos et commentaires) toujours très clair, très drôle et très instructif. Nous avons voyagé avec toi et Charles et Caroline et l'hiver devient plus facile à supporter.
J'espère que tu n'es pas trop triste de rentrer, mais si tu veux continuer tes vacances tu es toujours la bienvenue in England. A très bientôt. Bisous.


KTY 12/02/2010 11:21


You did it! Bravo, c'etait genial de te lire...enjoy le retour avec de belles images et echanges plein la tete...you are welcome 22 av. secretan paris 19....biz kty


Irène et Pierre KAPLAN 12/02/2010 11:00


Chère Mélanie,
Tes messages vont nous manquer ... ils mettaient dans notre hiver glacial et triste qui n'en finit pas cette année, de larges touches de couleurs, de soleil et d'aventures !
Encore mille fois merci pour nous avoir fait partager tout ça !
Tu vas revenir bronzée, musclée et radieuse après ce magnifique périple. Mais attention, ici, c'est toujours l'hiver ! Prévois surtout de bons lainages. Laisse ta robe de sirène et tes jolies
chaussures de tango dans tes bagages . Ce matin il faisait -6° à Versailles, la neige se couvre de cristaux de glace que balaie par moment une petite brise ... revigorante ! Pierre et moi te
souhaitons un excellent voyage de retour et t'embrassons bien fort. À bientôt
Irène